DVD Désirée - Hernán Rivera Mejía

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Portrait de Désirée Lieven, princesse russe née en Lettonie en 1898 et décédée à Paris en 1991. Installée en France depuis les années vingt, elle prit part aux grands événements du XXe siècle et cotoya des personnalités de la bohème parisienne.

Plutôt qu'une biographie, c'est le témoignage d'une femme étonnante qui éprouvait un amour fou pour la vie.

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20,00 €

Fiche technique

Année : 2012
Format : PAL
Sous-titres : English - Español
Durée : Film 26min - Extras 80min
Image : 16:9
Bonus : - Essais. 52 min - Pablo Paredes. 25 min - Jean Rouch et Désirée. 4 min
Langue : Français

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France | 1988 | 26 minutes
un film de : Hernan Rivera Mejia (Pérou)
image : Hernan Rivera Mejia
son : Pierre Maury
montage : Laure Budin et Hernan Rivera Mejia
production/distribution : Hernan Rivera Mejia

Mention spéciale du jury au 8e Bilan du film ethnographique, Paris, mars 1989.

Désirée Lieven est, surtout dans le milieu intellectuel latino-américain parisien, presqu'une légende. Son nom est lié aux événements marquants de ce siècle et associé à des personnalités aussi célèbres que Balthus, La Pasionaria, Anaïs Nin, Vieira da Silva, ou encore, dans la sphère latino-américaine, Alejo Carpentier, Nicolas Guillen, Pablo Neruda et Cesar Vallejo. Pourtant, au-delà du cercle de ses amis et malgré la publication d'un livre* sur sa vie et de plusieurs entretiens et articles, Désirée reste un personnage pas ou peu connu.

Suppléments :
- Essais. 52 minutes d'enregistrement en video amateur où Désirée aborde différents sujets dont la plupart ne sont pas traités dans le film.
- Pablo Paredes. 25 minutes. Ecrivain et journaliste péruvien, Pablo Paredes ami très proche de Désirée nous donne son témoignage.
- Jean Rouch et Désirée. 4 minutes. Extrait de l'émission Carte blanche à Jean Rouch, Ciné-Court de la chaîne Ciné Cinémas

 

Le personnage :

Désirée naît en Lettonie en 1898, au sein d'une famille de l'aristocratie tsariste. En 1917, lors de la révolution des Soviets, elle quitte le pays avec toute sa famille. Elle s'en sépare à la frontière allemande et commence alors un long périple qui la mènera à Munich, Berlin, Rome et Paris. Elle vivra alors ses propres années folles, pleines de découvertes, et côtoiera le monde intellectuel et artistique. Dans les années trente, déjà installée à Paris, elle se lance dans la littérature en écrivant des nouvelles pour les revues allemandes Simplicissimus et Jungend. En 1934, lasse de la bohème et frappée par les premiers bouleversements en Espagne, elle décide d'adhérer au Parti communiste français. Elle partira comme militante clandestine à Madrid, où elle travaillera avec Dolores Ibárruri, La Pasionaria. Ensuite, au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle lutte dans la Résistance française contre le pouvoir nazi. Après la guerre, elle subit une de ses plus difficiles épreuves : son exclusion du PCF, suivi de poursuites policières en raison de sa nationalité russe et de sa participation soi-disant suspecte à la Résistance. Malgré cette déception, elle ne renoncera jamais à ses idées libertaires.

 

Mai 68 sera pour elle un moment heureux, un bain de jeunesse. Ne pouvant participer aux manifestations de rues à cause de son âge, elle fera de son studio, au cœur du Quartier latin, un lieu de réunion ouvert à tous, 24 heures sur 24.

 

C'est aussi au cours de cette décennie qu'elle s'identifie aux luttes populaires en Amérique latine : elle fonde avec d'autres Français et Péruviens le Comité de solidarité avec le Pérou. Sa maison devient ainsi un lieu de réunions fréquentes et animées, avec une forte présence latino-américaine. C'est la bohème des années soixante.

 

Le temps passe et les amis partent ou disparaissent mais les liens d'amitié restent forts en dépit de l'éloignement. Mais de nouvelles amitiés naîssent, souvent des jeunes qui lui rendent visite.

 

A la fin de sa vie, elle habitait toujours son modeste studio de la rue Visconti, où elle passait son temps à lire et à écrire, ses deux passions solitaires. Malgré ses problèmes de santé, Désirée gardait toujours la même vitalité, la même modestie et le même esprit généreux et gai.

Désirée Lieven est morte le 2 octobre 1991, à 94 ans.

 

"Ma vie m'a beaucoup plu. Utile ? J'ignore si elle le fut pour quelqu'un, mais je peux dire que j'ai vécu. Si je pouvais recommencer une autre existence, je la voudrais semblable, même si on devait me chasser une deuxième fois du PC. Malgré cela, j'envie les savants, les explorateurs, les astronomes qui ont découvert un microbe, un rivage, une constellation, quelque chose qui reste. Le seul microbe dans ma vie, c'est moi. Je n'ai pas eu de grandes ambitions. Ma vie s'est bien passée, avec beaucoup d'amour *.

                                                      

 

* Kyra Saven. Ma vie m'a beaucoup plu.

Témoignage recueilli par Sabine Hargous, Denoël, Paris, 1984.

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